Votre concentrateur d’oxygène ou votre appareil PPC pour l’apnée du sommeil fait grimper votre facture d’électricité ? Vous vous demandez s’il existe une aide EDF pour compenser cette surconsommation liée à votre appareil respiratoire ?
Bonne nouvelle : plusieurs dispositifs existent pour vous aider à gérer ces frais supplémentaires. Même si EDF ne propose pas d’aide spécifique, l’Assurance Maladie, les prestataires médicaux et différents organismes ont mis en place des mécanismes pour soutenir les patients.
Découvrez toutes les solutions disponibles, les montants auxquels vous pouvez prétendre et les démarches à suivre pour obtenir une compensation.
Les aides disponibles pour votre appareil respiratoire
Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’Assurance Maladie ne rembourse pas directement vos frais d’électricité. Elle verse un forfait au prestataire qui loue votre appareil, censé inclure une participation aux frais électriques.
Voici les principales aides auxquelles vous pouvez prétendre :
- Forfait prestataire : versé par l’Assurance Maladie au loueur de votre équipement
- Chèque énergie : entre 48 € et 277 € par an selon vos revenus
- Aides des fournisseurs d’énergie : dispositifs sociaux d’EDF, Engie, etc.
- Prise en charge mutuelle : certaines complémentaires santé remboursent partiellement
- Aides locales : associations comme ARAIRLOR proposent des compensations
Le montant des aides varie énormément selon votre situation. Certains patients témoignent recevoir environ 6 € par semaine de leur prestataire, soit environ 312 € par an. D’autres n’obtiennent rien car leur prestataire considère que le forfait Assurance Maladie suffit.
Consommation et coûts des appareils respiratoires
Pour bien comprendre l’enjeu, voici ce que consomment réellement ces équipements :
| Type d’appareil | Consommation annuelle | Coût estimé |
|---|---|---|
| PPC/CPAP (apnée du sommeil) | 200-500 kWh/an | 50-125 €/an |
| Concentrateur d’oxygène | 300-800 kWh/an | 75-200 €/an |
| VNI (ventilation non invasive) | 400-900 kWh/an | 100-225 €/an |
Ces montants sont calculés sur la base d’un tarif moyen de 0,25 €/kWh. Si vous utilisez votre concentrateur plus de 15 heures par jour, vous pourriez bénéficier d’aides spécifiques, notamment auprès d’associations locales.
Par exemple, l’association ARAIRLOR accorde une aide aux patients utilisant un concentrateur plus de 15h/jour et dont le Revenu Fiscal de Référence est inférieur à 15 300 € (1 part) ou 30 600 € (2 parts).
Optimisez votre consommation
En attendant vos aides, quelques gestes simples peuvent réduire la facture :
- Débranchez l’humidificateur quand il n’est pas nécessaire
- Désactivez le Wi-Fi si vous n’utilisez pas le suivi à distance
- Programmez l’arrêt automatique sur les appareils compatibles
- Débranchez complètement l’appareil quand vous ne l’utilisez pas
Démarches pour obtenir une aide financière
Pour maximiser vos chances d’obtenir une compensation, contactez tous ces interlocuteurs avec les bons documents :
Documents à préparer
- Avis d’imposition de l’année précédente
- Factures d’électricité des 12 derniers mois
- Relevé d’observance de votre appareil (fourni par le prestataire)
- Justificatif de prescription médicale
- Attestation du prestataire sur la durée d’utilisation quotidienne
Qui contacter ?
Votre prestataire médical : Commencez par contacter le service comptable de votre prestataire. Demandez explicitement si une compensation électrique est incluse dans leur forfait et sous quelle forme elle vous est reversée.
Votre caisse d’Assurance Maladie : Même si elle ne rembourse pas directement, elle peut vous orienter vers des aides complémentaires et vérifier que le prestataire respecte ses obligations.
Votre mutuelle : Certaines complémentaires santé prennent en charge une partie des frais annexes. Vérifiez votre contrat ou contactez directement votre conseiller.
Votre fournisseur d’énergie : EDF, Engie et autres proposent des tarifs sociaux et des aides ponctuelles pour les situations difficiles. Le service social de votre fournisseur peut étudier votre dossier.
Les associations locales : Recherchez les structures spécialisées dans l’aide respiratoire de votre région. L’ARAIRLOR en Lorraine est un bon exemple, mais d’autres existent partout en France.
Si vous n’obtenez pas de réponse satisfaisante de votre prestataire, n’hésitez pas à faire appel au service social de votre caisse d’Assurance Maladie qui peut intervenir et clarifier les obligations de chacun. La prise en charge électrique fait partie intégrante du service médical, même si elle n’est pas toujours visible sur vos relevés.
