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Mildiou Tomate : Comment le Reconnaître et le Traiter ?

mars 22, 2026 9 min de lecture Maxence
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    Vous avez remarqué des taches suspectes sur vos plants de tomates ? Vous craignez que le mildiou ne ruine toute votre récolte ? C’est une situation que beaucoup de jardiniers connaissent, et c’est souvent source d’inquiétude.

    Cet article va droit au but. Il vous explique clairement comment reconnaître, traiter et surtout prévenir le mildiou de la tomate pour protéger votre potager.

    Qu’est-ce que le mildiou de la tomate ?

    Le mildiou est une maladie cryptogamique. En clair, c’est une maladie causée par un micro-champignon. Le principal responsable pour les tomates est le Phytophthora infestans. Ce champignon se propage très rapidement grâce à ses spores, qui sont transportées par le vent et la pluie.

    Il existe deux formes principales de cette maladie :

    • Le mildiou « aérien » (Phytophthora infestans) : C’est le plus courant. Il attaque les feuilles, les tiges et les fruits.
    • Le mildiou « terrestre » (Phytophthora nicotianae) : Plus rare, il s’attaque à la base de la tige, au collet, et provoque un brunissement qui fait pourrir le plant depuis le sol.

    Comment reconnaître les symptômes du mildiou ? Le diagnostic infaillible

    Les symptômes du mildiou changent selon la partie de la plante qui est touchée. Pour vous aider à y voir clair, voici un tableau qui résume tout ce qu’il faut observer. C’est le moyen le plus sûr de poser le bon diagnostic.

    Partie de la plante Symptômes à observer
    Feuilles Des taches huileuses et jaunâtres apparaissent sur la face supérieure. Ces taches deviennent rapidement brunes puis se dessèchent. Sur la face inférieure, un duvet blanchâtre, un peu cotonneux, se forme. C’est le signe que le champignon se développe.
    Tiges De longues taches brunes ou noires apparaissent sur les tiges. Elles peuvent encercler la tige et la fragiliser. Les tissus touchés finissent par se dessécher, ce qui bloque la circulation de la sève et peut faire mourir la partie supérieure du plant.
    Fruits (Tomates) Les tomates développent des marbrures brunes et bosselées, d’aspect huileux. Ces taches s’étendent et la tomate devient dure et impropre à la consommation. La contamination des fruits se produit souvent lorsque la maladie est déjà bien installée.

    Ne pas confondre : Mildiou vs autres maladies de la tomate

    D’autres problèmes peuvent ressembler au mildiou. Voici comment les différencier rapidement :

    • Nécrose apicale (« cul noir ») : C’est une tache noire qui apparaît uniquement à la base du fruit (à l’opposé de la tige). Elle est sèche et bien délimitée. Ce n’est pas un champignon, mais un manque de calcium souvent lié à un arrosage irrégulier.
    • Alternariose : Cette maladie cryptogamique provoque aussi des taches brunes sur les feuilles. La différence, c’est que ces taches ont des stries concentriques, comme une cible. Elles sont souvent entourées d’un halo jaune.

    Quelles conditions favorisent l’apparition du mildiou ?

    Le mildiou ne se développe pas par hasard. Il a besoin d’un cocktail météo très précis : une humidité de l’air élevée (plus de 90%) et des températures douces (entre 10°C et 25°C). Si ces deux conditions sont réunies pendant plusieurs heures, le champignon attaque.

    Les situations les plus risquées sont :

    • Les pluies orageuses d’été, suivies d’une chaleur humide.
    • La rosée matinale qui reste longtemps sur le feuillage.
    • Un arrosage par aspersion, surtout le soir, qui mouille les feuilles toute la nuit.

    Comment traiter le mildiou de la tomate une fois installé ?

    Soyons clairs : la prévention est la meilleure arme. Mais si le mildiou est déjà là, il faut agir très vite pour limiter les dégâts. Vous avez plusieurs options, des plus naturelles aux plus conventionnelles.

    Les traitements naturels et bio

    Ces solutions fonctionnent bien si la maladie est détectée tôt.

    • Bicarbonate de soude : Mélangez 1 cuillère à café de bicarbonate et 1 cuillère à café de savon noir dans 1 litre d’eau. Pulvérisez sur tout le feuillage, surtout sous les feuilles, une fois par semaine par temps humide.
    • Purin de prêle : Riche en silice, il renforce les défenses de la plante. Vous pouvez le faire vous-même ou acheter du Purin de prêle prêt à l’emploi. Diluez-le à 10% et pulvérisez tous les 10-15 jours.
    • Décoction d’ail : L’ail a des propriétés antifongiques. Hachez 100g d’ail et faites-les bouillir dans 1 litre d’eau. Laissez infuser, filtrez et pulvérisez sans diluer sur les plants.

    Le traitement à la bouillie bordelaise (cuivre)

    La bouillie bordelaise est un fongicide à base de cuivre, autorisé en agriculture biologique. C’est un traitement de contact très efficace : il empêche les spores du champignon de germer sur les feuilles.

    Attention, le cuivre n’est pas un produit anodin. Utilisé en excès, il peut être nocif pour les sols et leurs micro-organismes. Respectez bien les doses indiquées sur l’emballage. Vous trouverez de la bouillie bordelaise dans toutes les jardineries.

    Les gestes d’urgence à appliquer immédiatement

    Dès que vous voyez les premières taches, agissez sans attendre :

    1. Coupez toutes les parties atteintes : feuilles, tiges, et même les grappes de fruits si elles sont touchées. Utilisez un sécateur désinfecté.
    2. Détruisez les débris végétaux : Ne les mettez surtout pas au compost, vous risqueriez de propager la maladie. Brûlez-les ou jetez-les à la poubelle.
    3. Aérez le plant : Supprimez quelques feuilles saines à la base du pied pour améliorer la circulation de l’air.
    4. Stoppez tout arrosage sur le feuillage.

    La prévention : 9 règles d’or pour éviter le mildiou

    Cette section est la plus importante. Un jardinier averti en vaut deux. En suivant ces règles, vous réduirez de 90% le risque de voir apparaître le mildiou sur vos tomates.

    1. Choisir des variétés résistantes
      Certaines variétés de tomates sont naturellement plus résistantes au mildiou. C’est le cas de ‘Pyros’, ‘Previa F1’, ou de certaines variétés anciennes comme la variété Rose de Berne. Lorsque vous achetez vos plants, n’hésitez pas à choisir des plants de tomates résistants.
    2. Respecter l’espacement à la plantation
      Ne serrez pas trop vos plants. Laissez au moins 70 à 80 cm entre chaque pied. Un bon espacement assure une bonne circulation de l’air, ce qui aide le feuillage à sécher plus vite après la pluie.
    3. Pratiquer la rotation des cultures
      Ne plantez pas vos tomates (ni les pommes de terre) au même endroit deux années de suite. Les spores du champignon peuvent survivre dans le sol pendant l’hiver. Attendez 3 à 4 ans avant de revenir au même emplacement.
    4. Arroser au pied, jamais sur les feuilles
      C’est la règle numéro un. Utilisez un arrosoir ou un système de goutte-à-goutte pour apporter l’eau directement au sol. Faites-le de préférence le matin, pour éviter de créer une humidité nocturne.
    5. Pailler le sol
      Un bon paillage (paille, tontes de gazon séchées, feuilles mortes) au pied des tomates a un double avantage. Il garde l’humidité dans le sol et, surtout, il évite les éclaboussures de terre sur les feuilles du bas lors de fortes pluies. Ces éclaboussures peuvent contenir des spores de mildiou.
    6. Tuteurer les plants
      Tuteurez vos plants de tomates pour que les tiges et les feuilles ne traînent pas sur le sol. Le contact avec un sol humide est une porte d’entrée pour de nombreuses maladies.
    7. Tailler et effeuiller le bas des plants
      Lorsque le plant a bien grandi, supprimez les feuilles du bas, celles qui sont les plus proches du sol. Cela améliore encore la circulation de l’air et limite les risques de contamination depuis la terre.
    8. Protéger de la pluie (si possible)
      Si vous n’avez que quelques pieds, vous pouvez installer un petit « toit à tomates ». Une simple plaque de plastique transparent au-dessus des plants peut suffire à garder le feuillage au sec, ce qui est la meilleure protection qui soit.
    9. Éviter la proximité des pommes de terre
      Les pommes de terre sont très sensibles au mildiou et la maladie se propage facilement de l’une à l’autre. Éloignez au maximum vos cultures de tomates et de pommes de terre dans le potager.
    💡 Le point essentiel : La clé pour éviter le mildiou, c’est de garder le feuillage de vos tomates le plus sec possible. Toutes les actions de prévention convergent vers cet objectif.

    FAQ – Questions fréquentes sur le mildiou de la tomate

    Peut-on manger une tomate touchée par le mildiou ?

    Oui, mais à certaines conditions. Si la tomate n’a qu’une petite tache brune bien localisée, vous pouvez retirer largement la partie atteinte et consommer le reste. Cependant, le goût peut être altéré et la texture plus ferme. Si la tomate est très atteinte, avec de larges marbrures, il vaut mieux la jeter.

    Comment sauver un plant de tomate très atteint ?

    C’est très difficile. Si plus de 50% du plant présente des symptômes, les chances de le sauver sont faibles. Votre meilleure option est de couper sans pitié toutes les parties malades (feuilles, tiges, fruits). Appliquez ensuite un traitement (bouillie bordelaise ou bicarbonate) et espérez un retour du temps sec pour stopper la progression du champignon.

    Quand faut-il appliquer la bouillie bordelaise en préventif ?

    Le traitement préventif à la bouillie bordelaise est le plus efficace. La première application se fait au printemps, environ 15 jours après la plantation, lorsque le temps devient humide et orageux. Ensuite, renouvelez l’application toutes les 2 à 3 semaines, et systématiquement après un gros épisode de pluie qui aura « lavé » le produit.

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